La restauration cumule ce qui rend un dossier comptable coûteux à tenir. Le volume d’abord : des centaines de petites opérations par jour et par établissement, à rapprocher avec des fournisseurs qui livrent quotidiennement.
La TVA ensuite. Sur place, à emporter, boissons alcoolisées : plusieurs taux coexistent sur un même ticket, et une ventilation approximative se voit au contrôle. C’est une matière où l’erreur n’est pas rare et où elle se répète mécaniquement.
La trésorerie enfin, souvent tendue et saisonnière, avec une masse salariale qui varie d’une semaine sur l’autre. Un exploitant a besoin de sa position aujourd’hui, pas dans trois semaines quand les comptes seront à jour.
Quand plusieurs établissements s’ajoutent (succursales ou franchisés d’un même réseau), tout cela se multiplie, et une nouvelle question apparaît : comparer ce qui est comparable entre des points de vente qui ne tiennent pas leurs comptes de la même façon.