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Cas d’usage

Treize tâches comptables automatisées, une par page : ce qui entre, ce que fait Claude, ce qui sort.

Tout voir
Justification des transactions Le rapprochement entre une écriture bancaire et sa pièce, fait automatiquement, avec signalement de ce qui reste sans correspondance. Surveillance du portefeuille Un état de trésorerie sur l’ensemble des dossiers, avec des seuils que vous fixez et des alertes quand ils sont franchis. Devis et lettre de mission Le devis et la lettre de mission préparés à partir du compte rendu du rendez-vous, à votre charte et selon vos grilles tarifaires. Brouillons de réponses Les courriels triés et un brouillon de réponse préparé pour les demandes qui le méritent, appuyé sur le contexte du dossier. Anonymisation des pièces Les données identifiantes retirées des pièces avant tout traitement, localement, pour que la question de la confidentialité soit réglée en amont. Fiche client centralisée Une fiche par client rassemblant données comptables, échanges et documents, tenue à jour automatiquement. Reporting mensuel Les états mensuels fabriqués selon la même méthode à partir des mêmes sources, avec la provenance de chaque montant. Consolidation multi-établissements Les comptes de plusieurs sites ou franchises rassemblés selon la même méthode. Risque client Les signaux de fragilité repérés en continu sur le portefeuille, hiérarchisés par exposition réelle. Constitution du dossier Liasses rassemblées, historiques reconstitués et retraitements appliqués selon vos règles, avant que l’analyse ne commence. Évaluation d’entreprise Vos méthodes d’évaluation appliquées sans dérive d’un dossier à l’autre, avec les hypothèses tracées. Veille fiscale sourcée Une veille filtrée sur vos régimes et vos clients, avec le texte source cité à chaque alerte. Assistant questions fiscales Un assistant qui répond aux questions courantes en citant ses sources, et renvoie vers un humain quand la question sort du cadre.

Ressources

Claude en cabinet comptable : près de 7 heures avec un expert-comptable d’Axiome Associés

Trois rendez-vous avec Brandon Muller, expert-comptable chez Axiome Associés. Claude branché sur Pennylane et Microsoft 365 : ce qui a marché, ce qui a coincé, et ce qu’il en dit.

Par Pablo Goffinet, fondateur d’OSERIA ·

Le cabinet et le point de départ

Brandon Muller est expert-comptable chez Axiome Associés, un groupe d’expertise comptable du sud de la France. Il utilisait déjà Claude pour ses devis, son reporting et sa gestion interne. Il voulait aller plus loin, sur ses vrais dossiers.

Trois sujets revenaient. La confidentialité, d’abord : « J’ai un problème de confidentialité ». Sa boîte mail : « Je passe un temps fou sur ma boîte mail. » Et l’accueil des nouveaux clients : « le plus important où il faut que j’arrive à gérer c’est l’onboarding client ».

Les séances se sont faites en visio, sur son poste. Elles ont été enregistrées : les citations de cet article viennent des transcriptions. Nous ne citons ni ses clients ni ses collaborateurs.

DateDuréeSujet
5 août30 minPremier appel
28 août3 h 57Mise en place : Claude, Pennylane, Microsoft 365, CRM
23 septembre2 h 24Brouillons de mails, pilotage depuis WhatsApp
Total6 h 51Pauses et attentes comprises

28 août : la mise en place

Première étape, Claude installé sur son poste, avec un dossier de travail. Premier blocage aussi : pour brancher Pennylane sur l’espace Claude du cabinet, il fallait en être administrateur. Il a ouvert son propre espace pour l’être.

Ensuite, un coffre Obsidian, qu’il a appelé « OS compta » : un dossier de notes que Claude lit et complète. Il y a listé ses sources de veille (BOFiP, Légifrance, service-public.fr, la Revue fiduciaire, l’Ordre) et y a fait créer une fiche par client à partir de Pennylane. Les fiches clients étaient là en fin de séance. Les sources de veille, elles, n’étaient pas encore intégrées.

Pennylane : lire, et surtout agir

Le connecteur officiel de Pennylane lit les données sans rien modifier. Pour agir, il faut l’API : une clé en lecture et écriture, rangée dans un fichier à part plutôt que dans la conversation. Premier test, une question sur le solde d’un client : Claude a répondu depuis Pennylane. Sa conclusion : « J’ai juste la même chose que si j’étais en MCP, mais en plus, je peux aussi agir. »

Plusieurs outils ont suivi : Microsoft 365, Trello, GitHub, et Granola pour les comptes rendus de réunion. Fathom demandait l’accord de l’administrateur informatique ; Granola s’est connecté sans. C’est là qu’il a lâché : « Là, tu es en train de me résoudre plein de choses que moi, j’étais en train de poser la question de comment j’allais faire. » Puis : « Plus il y a d’applications qui sont connectées là, plus moi ça me fait gagner du temps. »

Brandon Muller, expert-comptable chez Axiome Associés
Brandon Muller, expert-comptable chez Axiome Associés. Voir son témoignage en vidéo.

Un CRM et des méthodes qui ne bougent plus

Twenty, un CRM libre, a été installé sur son poste et rempli avec ses clients depuis Pennylane. Il restait des corrections à faire : des prénoms inversés avec les noms sur certaines fiches, et une vue à classer par statut plutôt que par secteur.

Pour ses prévisionnels et ses évaluations, son problème était la constance : « des fois, quand je relance, ça reprend des nouvelles méthodes […] je veux qu’ils restent dans le cadre ». Nous avons créé un dossier par usage, prévisionnel et évaluation, pour y fixer chaque méthode. Son constat : « maintenant, à tout moment, je peux reprendre le truc et je le refais. En fait, avant, ça, je ne pouvais pas le faire, ça me bloquait. »

Ce qui n’a pas abouti ce jour-là

Une routine qui prépare des brouillons de réponse à ses mails a été créée en fin de séance, avec une exigence de sa part : « je veux garder le brouillon aussi ». Aucun mail n’est arrivé avant la fin : elle n’a rien produit sous nos yeux. La charte graphique de ses livrables a été lancée et ses couleurs choisies, mais le résultat n’a pas été vérifié en séance.

23 septembre : les brouillons de mails

La routine lisait ses mails mais ne pouvait pas écrire de brouillon. Claude a trouvé pourquoi : la permission d’écriture n’avait jamais été accordée côté Microsoft 365, et seul l’administrateur pouvait le faire. Il a appelé son prestataire informatique, lui a lu le diagnostic de Claude, et l’écriture a été débloquée. Une bonne demi-heure d’attente, pour une autorisation.

Nous avons alors tout refait proprement, avec un fichier de contexte et un fichier de règles. Les règles, il les a dictées à la voix : un brouillon pour chaque client, les publicités et les mails de non-clients classés à part, la source citée en bas des réponses techniques, une relève toutes les 30 minutes pendant les heures de bureau. Rien ne part sans lui.

Résultat : un brouillon de réponse a bien été généré. Un mail de prospect, sans fiche client, a été classé sans réponse, comme prévu. La signature, en revanche, n’a pas suivi : c’est une image, et le connecteur Microsoft la refuse.

Un outil de conversion, et WhatsApp

Avant la séance, il avait construit avec Claude un outil qui convertit l’export d’un logiciel de gestion vers la trame d’import de Pennylane. « Il avait fait une première erreur. Après, je dis, corrige-moi. Et maintenant, dès que je dépose, il me crée la bonne trame. » Nous en avons fait une page lisible, un artefact. Sa réaction en découvrant les artefacts : « Des slides. C’est incroyable. »

Enfin, nous avons relié Claude à son WhatsApp, limité à sa seule conversation, sans aucun groupe. Les commandes de base répondent. Une vraie demande a été lancée en fin de séance, mais la réponse n’est pas arrivée avant la fin de l’enregistrement.

L’accueil des nouveaux clients, son sujet prioritaire, n’a pas encore été traité. C’est pour la séance suivante.

Ce qu’il en dit, et ce qu’il ne dit pas

Brandon n’a donné aucun chiffre de temps gagné, et nous n’en inventons pas. Ce qu’il a dit, en revanche, porte sur la sécurité : « c’est vraiment le seul truc que tout le monde me demande ». La question est légitime. Les données que Claude lit passent par les serveurs du modèle : le choix de l’offre et de son cadre contractuel compte autant que la technique.

Ce que nous en retenons

  1. Avoir la main sur ses outils. Les deux plus gros blocages venaient de droits d’administrateur, sur Claude puis sur Microsoft 365. Prévoir l’informaticien avant la séance fait gagner une demi-heure.

  2. L’API pour agir, le connecteur officiel pour lire. Le second suffit pour interroger un dossier, la première pour y écrire.

  3. Des brouillons, jamais des envois. Chaque réponse préparée par Claude reste à valider.

  4. Écrire les règles. Un fichier de contexte et un fichier de règles par usage : c’est ce qui fixe une méthode d’un dossier à l’autre.

  5. Protéger les clés. Une clé d’accès se range dans un fichier à part. Si elle apparaît à l’écran pendant une séance, on la régénère.

Un autre cas réel : près de 9 heures avec le cabinet Roads Expertise Comptable. Et pour le cadre : le guide du MCP Pennylane, le secret professionnel face aux outils d’IA.

Questions fréquentes

Faut-il être administrateur de ses outils ?

C’est préférable. Brancher Pennylane sur un espace Claude d’équipe, ou autoriser Claude à écrire dans une boîte Microsoft 365, demande les droits d’administrateur. Sans eux, il faut l’informaticien en ligne pendant la séance.

Quelle différence entre le connecteur officiel de Pennylane et l’API ?

Le connecteur officiel lit vos données sans rien modifier. L’API permet d’agir, par exemple justifier une transaction, avec une clé que vous générez et rangez vous-même.

Claude envoie-t-il des mails à la place de l’expert-comptable ?

Non. La routine prépare des brouillons, classe ce qui ne demande pas de réponse, et l’expert-comptable relit avant d’envoyer.

Combien de temps a-t-il gagné ?

Il n’a pas donné de chiffre, et nous n’en publions pas. Ce qui a changé, selon lui : ses méthodes de prévisionnel ne bougent plus d’un dossier à l’autre, et il peut reprendre un travail à tout moment.

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