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Cas d’usage

Treize tâches comptables automatisées, une par page : ce qui entre, ce que fait Claude, ce qui sort.

Tout voir
Justification des transactions Le rapprochement entre une écriture bancaire et sa pièce, fait automatiquement, avec signalement de ce qui reste sans correspondance. Surveillance du portefeuille Un état de trésorerie sur l’ensemble des dossiers, avec des seuils que vous fixez et des alertes quand ils sont franchis. Devis et lettre de mission Le devis et la lettre de mission préparés à partir du compte rendu du rendez-vous, à votre charte et selon vos grilles tarifaires. Brouillons de réponses Les courriels triés et un brouillon de réponse préparé pour les demandes qui le méritent, appuyé sur le contexte du dossier. Anonymisation des pièces Les données identifiantes retirées des pièces avant tout traitement, localement, pour que la question de la confidentialité soit réglée en amont. Fiche client centralisée Une fiche par client rassemblant données comptables, échanges et documents, tenue à jour automatiquement. Reporting mensuel Les états mensuels fabriqués selon la même méthode à partir des mêmes sources, avec la provenance de chaque montant. Consolidation multi-établissements Les comptes de plusieurs sites ou franchises rassemblés selon la même méthode. Risque client Les signaux de fragilité repérés en continu sur le portefeuille, hiérarchisés par exposition réelle. Constitution du dossier Liasses rassemblées, historiques reconstitués et retraitements appliqués selon vos règles, avant que l’analyse ne commence. Évaluation d’entreprise Vos méthodes d’évaluation appliquées sans dérive d’un dossier à l’autre, avec les hypothèses tracées. Veille fiscale sourcée Une veille filtrée sur vos régimes et vos clients, avec le texte source cité à chaque alerte. Assistant questions fiscales Un assistant qui répond aux questions courantes en citant ses sources, et renvoie vers un humain quand la question sort du cadre.

Ressources

AI Act : ce qui s’applique à un cabinet comptable depuis le 2 août 2026

La plupart de ce que fait un cabinet n’est pas à haut risque. Deux usages précis le sont, et c’est là qu’il faut regarder.

Par Pablo Goffinet, fondateur d’OSERIA ·

Le règlement européen sur l’intelligence artificielle s’applique par paliers depuis 2024. Le dernier est tombé le 2 août 2026 : les obligations liées aux systèmes à haut risque sont pleinement opposables, y compris aux déployeurs, c’est-à-dire aux entreprises qui se servent de ces outils sans les avoir construits.

Beaucoup de contenus sur le sujet créent une alarme générale. C’est une erreur de lecture qui coûte du temps : la majorité de ce qu’un cabinet automatise ne relève pas du haut risque. Deux usages en relèvent, et ce sont ceux-là qu’il faut examiner.

Vérifié le 5 septembre 2026. Le cadre décrit ici évolue : si vous lisez cette page longtemps après cette date, recoupez avec les sources citées en bas.

Le calendrier, et où l’on en est

Les pratiques interdites sont proscrites depuis février 2025. Les obligations pesant sur les modèles à usage général s’appliquent depuis août 2025. Le 2 août 2026 a marqué l’application pleine, avec les systèmes à haut risque et les obligations des déployeurs.

Ce dernier point est celui qui concerne un cabinet. Vous n’êtes pas fournisseur de système d’IA, vous en êtes utilisateur, et le règlement fait désormais peser des obligations propres sur cette position.

Ce qui n’est pas à haut risque, et c’est l’essentiel

Automatiser un rapprochement bancaire, préparer une écriture, retrouver une pièce, contrôler la cohérence d’un dossier, rédiger un projet de note : rien de tout cela ne figure dans les catégories à haut risque du règlement. Ces usages relèvent du régime général, principalement fait de transparence.

La conséquence pratique est rassurante et il faut la dire clairement, parce que la littérature disponible entretient le contraire : l’essentiel de ce qu’un cabinet gagne à automatiser ne déclenche pas les obligations lourdes.

Les deux usages qui changent la donne

L’évaluation de la solvabilité relève du haut risque. Un cabinet qui outille une notation de risque client, un scoring de recouvrement ou une aide à la décision de crédit entre dans ce régime, avec ce qu’il suppose de documentation, de supervision humaine et de traçabilité.

Le recrutement également. Trier des candidatures, classer des profils ou aider à une décision d’embauche par un système automatisé relève du haut risque, y compris pour le recrutement interne du cabinet.

Ces deux cas ne représentent pas le cœur d’un cabinet, mais ils s’y introduisent facilement et sans qu’on y pense. C’est la raison de les nommer.

Ce que le règlement demande à un utilisateur

Sur le régime général, l’obligation principale est de transparence : un système conversationnel doit faire savoir qu’il est un système, et non une personne. Cela concerne directement un cabinet qui ouvrirait un assistant à ses clients.

S’ajoute une exigence contractuelle qui vaut pour tous les régimes. En tant que déployeur, vous devez vous assurer que votre fournisseur présente les garanties requises. Un manquement de sa part peut vous exposer, ce qui déplace la question du produit vers le contrat.

Les deux questions à poser sont donc les mêmes que pour la protection des données, et ce n’est pas un hasard : où le traitement s’exécute, et qui répond de quoi. Un système qui tourne sur vos machines simplifie la seconde, parce qu’il réduit le nombre d’intervenants.

Sources

Cet article expose un cadre, il ne remplace pas un avis. Sur une situation précise, la question se pose à votre conseil ou à votre ordre.

Questions fréquentes

Un cabinet est-il fournisseur ou déployeur ?

Déployeur, dans la quasi-totalité des cas : vous utilisez un système que quelqu’un d’autre a construit. Les obligations correspondantes sont plus légères que celles du fournisseur, mais elles existent depuis le 2 août 2026.

La qualification peut changer si vous mettez un système à disposition de vos clients sous votre marque. C’est un cas à examiner, pas à supposer.

Faut-il un registre des systèmes d’IA ?

Le règlement n’impose pas au déployeur un registre au sens du RGPD. En pratique, savoir quels systèmes tournent, pour quel usage et sous quel contrat est ce qui permet de répondre en cas de question.

La plupart des cabinets découvrent à cette occasion qu’ils ne le savent pas, parce que les outils sont arrivés un par un.

Dans ce sujet

C’est la dernière colonne qui vous intéresse ?

Ce que nous construisons commence là où ces outils s’arrêtent. Un échange suffit à dire si c’est votre cas.

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